Parentalité bienveillante, pédagogie positive, éducation non violente….Des termes que l’on entend ( et à la bonne heure ! ) de plus en plus souvent. Mais le chemin pour y parvenir est-il réellement si simple ? Natou, cette jeune maman pleine de ressources et d’énergie, vous raconte ici son parcours.
Redécouvrir la bienveillance, l’empathie envers les autres et soit même demande du temps. Demande aussi de se remettre en question sur nous, les sentiments des autres, de nos enfants. Cela nous demande de changer, de prendre confiance en nous, notre instinct que nous avons souvent négligé, parce que nous avons été éduquer d’une façon où il y a toujours un perdant,, un supérieur en l’occurrence nos parents, puis nos professeurs, ensuite le patron, tout ce qui nous rappelle une autorité plus haute que nous, devant cela-ci nous nous taisons, nous acceptons leurs ordres même si notre coeur souhaite faire autrement…
Nous ne savons pas dire non, nous ne savons pas vraiment parler de nos émotions et sentiments sans juger l’autre. Tout ceci parce que nous n’avons pas eux cette occasion, d’être acteur d’une résolution de conflits, de pouvoir donner son avis, dire tout simplement non, se plier est ce que nous avons fait .
Prendre un autre chemin maintenant nous paraît parfois insurmontable, impossible, alors on s’engouffre dans la culpabilité, on se déchire entre notre désir et nos actions ! Un parent bienveillant avant tout est celui qui s’interroge, celui qui veut faire mieux, qui essaie de changer et de respecter ses enfants au mieux, alors oui il y a des jours sans, des jours ou tout bascule, les cris fusent on voit tous nos petits efforts s’effondrer comme un château de cartes devant nous !
C’est là qu’il ne faut pas s’arrêter, surtout pas c’est là qu’il vous faudra redoubler d’efforts pour évoluer, vous excuser auprès de vos enfants, trouver une solution avec eux ! Il faut vous donner les moyens de faire mieux, vous comprendre, vous aimez, vous encouragez et sortir de cette attente de l’approbation des autres, de leurs jugements.
Vous recentrez sur vous, vos enfants. Un enfant est un merveilleux prodige il a cette capacité de pardonner mais surtout de vous guider, de vous guérir aussi .
Combien de fois désemparé par le comportement de ma petite Asma j’ai demandé qu’elle m’aide, me guide vers ce qui était meilleur pour elle. Au début de son terrible two Asma me faisaient des crises immenses, je pleurais tous les jours, tout le temps, j’ai aussi frappé ma fille, crier comme une furie, ça m’est arrivé puis un jour je me suis donné les moyens, ce cercle vicieux était inacceptable pour moi, je me suis interrogé sur moi, mes sentiments, me suis demandé si je pouvais lâcher prise sur certaines choses, changer d’organisations pour être plus à l’écoute de ses besoins, j’avais lu tout un tas de livres sur l’éducation non violente, j’avais tous les outils en mains il ne manquait plus qu’un déclic important pour me faire prendre réellement conscience de ce que j’infligeais à mon enfant !
J’ai fait un énorme travail sur mes souffrances personnelles, j’avais remarqué que je ne savais pas parler de mes émotions sans accuser mes enfants d’être la cause des sentiments que j’avais ! Or ils n’étaient en aucun cas coupables, que je me réveille vidé, de mauvaise humeur, ce sont des enfants comme tous les autres avec des besoins, de la vitalité tout ce qui est de plus normal !
En découvrant la méthode Gordon j’ai aussi appris que parfois certains problèmes qu’ils avaient étaient les leurs, je n’y pouvais rien que d’écouter le gros chagrin, mais je ne suis pas une magicienne je ne peux supprimer chaque émotion de leurs corps, je peux les accompagner avec toute mon empathie oui !
Je me suis permise de dire mes sentiments, mes attentes, sans les juger, sans les accusés. Surtout ce qui a rendu ce chemin facile et le faite d’enlever cette idée de ma tête, ces sentiments que mes enfants me manipulent, font des choses pour m’énerver, n’écoute rien. Je m’attendais toujours à ce que mes enfants m’écoutent sans broncher parce que je sais ce qui est bien et eux ce ne sont que des enfants, j’ai changé cette philosophie et me suis dirigé vers celle de l’autodiscipline !
Changer mon regard sur l’enfant m’a permise de l’aimer inconditionnellement, de les aimer dans tous leurs moments, avec tous leurs émotions ! Ainsi j’ai donné l’opportunité à mes enfants de parler, de me dire ce qu’ils ressentent, de se mettre très en colère contre moi, de me stopper si j’ai tendance à ne pas les respectés ! Ils ne font pas ce qu’ils veulent détrompez-vous, ils acquièrent une autodiscipline, ainsi j’ai confiance en eux et leur capacité à comprendre ce qu’engendre comme conséquences tel ou tel comportement/acte.
Il faut de la patience, une prise de conscience aussi parfois pour certaines personnes peut prendre plus de temps, certains automatismes prennent du temps à partir !
Mais il faut se concentrer sur ce que l’on doit être et nous donner les moyens d’y arriver, ne pas culpabiliser, essayer encore et encore, les jours sont fait pour que nous soyons toujours meilleurs que la veille !
Vos enfants sont capables et vous aussi de cheminer dans un chemin d’amour, d’empathie et de respect !

